Marie Cherrier est une jeune artiste auteur compositeur originaire d'Onzain près de Blois. Elle interprète ses chansons réalistes et poétiques avec un talent inouï surtout vu son jeune âge.
Certains trouvent les chansons dites "à texte" ennuyeuses, pessimistes voire désespérantes. Il est vrai que dans la "nouvelle chanson française", il arrive que des chanteurs expriment dans leurs textes leur mal de vivre, leur spleen, la morosité ambiante de la société. Et dans ce cas, ce n'est pas toujours très gai.
Et pourtant Brassens, Renaud, Bénabar, pour prendre trois générations différentes de chanteurs à texte, n'ont-ils écrit que des chansons tristes ? Assurément pas.
La poésie et surtout la chanson réaliste permettent à l'artiste de jongler avec les mots pour nous décrire un personnage dans une situation qui peut être drôle, originale, truculente, coquine parfois.
Marie Cherrier fait partie de cette veine de chanteurs.
Et même si l'inspiration de Renaud ou Brassens est présente dans sa musique, ce que Marie ne renie pas du tout, ses titres ne sont pas de la copie, loin de là. Elle a un style très personnel. Dans certains de ses textes, elle arrive à faire un mélange harmonieux d'un vocabulaire très contemporain avec des mots peu usités de nos jours et sûrement complètement inconnus dans les "Académies d'étoiles", fabriques de chanteuses formatées... "Suite à cette félonie la belle fieffée friponne" rendra "rouge les jobards"... ("Gardez bien vos moutons").
Son titre "Manouche" n'a rien à envier aux amourettes que nous décrivait le grand Georges. Son audace est étonnante pour nous décrire à quel point elle est amoureuse d'un curé. Elle va si loin dans la description de cet amour désiré qu'on en oublierait presque qu'il s'agit d'une fiction. Et c'est si joliment dit.
On retrouve cette audace dans le texte de la chanson le "Septième ciel". Amis du sexe fort, ne soyez pas susceptibles ; vous risqueriez de mal le prendre !
Les piques qu'elle lance à la société moderne dans son "Joyeux Noël"... (aux commerçants) sont acides mais sans violence gratuite. Et je préfère l'utilisation de la poésie pour critiquer la société que la haine et la violence verbales de certains auteurs.
Marie est jeune et manipule déjà avec brio un vocabulaire de plusieurs générations. Les chansons de Marie sont gaies, piquantes ou émouvantes.
Les mélodies ne sont pas complexes musicalement et les arrangements très agréables. Basée sur quelques accords de guitare, sa musique qui semble déjà familière à la première écoute, sans impression de déjà entendu malgré tout, permet de donner encore plus de poids au texte. Cela a toujours été le secret de la bonne chanson à texte. Des mélodies agréables mais finalement assez simples musicalement. Les initiés qui comme moi apprécient Brassens ou Renaud comprendront ce que je veux dire. Il suffit de compter le nombre d'accords différents du "Gorille" de Brassens ou de "Mistral Gagnant" de Renaud pour voir que la complexité de la musique n'a jamais été un critère pour obtenir une bonne chanson.
Le troisième aspect de la personnalité de Marie réside dans sa voix.
Et là elle dépasse ses maîtres...
Quelle voix ! Une voix cristalline d'une grande justesse et pleine de chaleur. Pourquoi faudrait-il forcément avoir la voix rauque remplie d'alcool et de tabac quand on a quelque chose à dire dans ses chansons ? Du moment que l'interprétation et la voix apportent de l'émotion ou des rires, c'est gagné.
Ajoutez à cela une bonne présence sur scène avec des regards complices vers le public et un sourire charmeur. Bien sûr, vu son jeune âge, elle n'a pas encore l'aisance de nos vieux routards de la scène entre ses chansons, mais peut-être que c'est justement ça aussi qui lui donne cette fragilité et cette fraîcheur qui ne peut que ravir le spectateur.
Dernier petit secret pour ceux qui n'ont pas encore découvert Marie sur scène. A l'instar d'une Lynda Lemay, Marie en plus de ses qualités artistiques est aussi une très jolie jeune femme.
Alors qu'attendez-vous pour aller la découvrir ?
Le titre de son premier album est "Ni vue ni connue". Assurément elle ne devrait pas le rester longtemps...
Certains trouvent les chansons dites "à texte" ennuyeuses, pessimistes voire désespérantes. Il est vrai que dans la "nouvelle chanson française", il arrive que des chanteurs expriment dans leurs textes leur mal de vivre, leur spleen, la morosité ambiante de la société. Et dans ce cas, ce n'est pas toujours très gai.
Et pourtant Brassens, Renaud, Bénabar, pour prendre trois générations différentes de chanteurs à texte, n'ont-ils écrit que des chansons tristes ? Assurément pas.
La poésie et surtout la chanson réaliste permettent à l'artiste de jongler avec les mots pour nous décrire un personnage dans une situation qui peut être drôle, originale, truculente, coquine parfois.
Marie Cherrier fait partie de cette veine de chanteurs.
Et même si l'inspiration de Renaud ou Brassens est présente dans sa musique, ce que Marie ne renie pas du tout, ses titres ne sont pas de la copie, loin de là. Elle a un style très personnel. Dans certains de ses textes, elle arrive à faire un mélange harmonieux d'un vocabulaire très contemporain avec des mots peu usités de nos jours et sûrement complètement inconnus dans les "Académies d'étoiles", fabriques de chanteuses formatées... "Suite à cette félonie la belle fieffée friponne" rendra "rouge les jobards"... ("Gardez bien vos moutons").
Son titre "Manouche" n'a rien à envier aux amourettes que nous décrivait le grand Georges. Son audace est étonnante pour nous décrire à quel point elle est amoureuse d'un curé. Elle va si loin dans la description de cet amour désiré qu'on en oublierait presque qu'il s'agit d'une fiction. Et c'est si joliment dit.
On retrouve cette audace dans le texte de la chanson le "Septième ciel". Amis du sexe fort, ne soyez pas susceptibles ; vous risqueriez de mal le prendre !
Les piques qu'elle lance à la société moderne dans son "Joyeux Noël"... (aux commerçants) sont acides mais sans violence gratuite. Et je préfère l'utilisation de la poésie pour critiquer la société que la haine et la violence verbales de certains auteurs.
Marie est jeune et manipule déjà avec brio un vocabulaire de plusieurs générations. Les chansons de Marie sont gaies, piquantes ou émouvantes.
Les mélodies ne sont pas complexes musicalement et les arrangements très agréables. Basée sur quelques accords de guitare, sa musique qui semble déjà familière à la première écoute, sans impression de déjà entendu malgré tout, permet de donner encore plus de poids au texte. Cela a toujours été le secret de la bonne chanson à texte. Des mélodies agréables mais finalement assez simples musicalement. Les initiés qui comme moi apprécient Brassens ou Renaud comprendront ce que je veux dire. Il suffit de compter le nombre d'accords différents du "Gorille" de Brassens ou de "Mistral Gagnant" de Renaud pour voir que la complexité de la musique n'a jamais été un critère pour obtenir une bonne chanson.
Le troisième aspect de la personnalité de Marie réside dans sa voix.
Et là elle dépasse ses maîtres...
Quelle voix ! Une voix cristalline d'une grande justesse et pleine de chaleur. Pourquoi faudrait-il forcément avoir la voix rauque remplie d'alcool et de tabac quand on a quelque chose à dire dans ses chansons ? Du moment que l'interprétation et la voix apportent de l'émotion ou des rires, c'est gagné.
Ajoutez à cela une bonne présence sur scène avec des regards complices vers le public et un sourire charmeur. Bien sûr, vu son jeune âge, elle n'a pas encore l'aisance de nos vieux routards de la scène entre ses chansons, mais peut-être que c'est justement ça aussi qui lui donne cette fragilité et cette fraîcheur qui ne peut que ravir le spectateur.
Dernier petit secret pour ceux qui n'ont pas encore découvert Marie sur scène. A l'instar d'une Lynda Lemay, Marie en plus de ses qualités artistiques est aussi une très jolie jeune femme.
Alors qu'attendez-vous pour aller la découvrir ?
Le titre de son premier album est "Ni vue ni connue". Assurément elle ne devrait pas le rester longtemps...